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« A la vie », le nouveau film de Jean-Jacques Zilbermann

17 Janvier 1945. Les allemands évacuent Auschwitz. Hélène a survécu aux camps grâce au soutien de ses deux amies, Lili d’origine hollandaise, et Rose, canadienne.

a la vie jean jacques zilbermann julie depardieuSix mois plus tard, Hélène est de retour chez elle à Paris, l’appartement familial mis sous scellé. Elle le retrouve comme elle l’avait laissé, la soupière et les assiettes encore sur la table.

Elle décide de passer une annonce dans un journal international en yiddish afin de retrouver Lili, son amie de déportation. Rose n’a quant à elle pas eu la force physique d’effectuer la marche pour sortir des camps.

A la fête de l’Huma, Hélène retrouve son amour de jeunesse, Henri, ancien déporté lui aussi, ayant perdu sa femme et sa fille.

Les années passent, c’est en été 62 qu’Hélène parvint à retrouver son amie Lili. Elles se sont donné rendez-vous à Berck Plage, dans le nord de la France. A sa grande surprise, Lili est accompagnée de Rose, qui est belle et bien vivante. Elles vont se retrouver, se souvenir du passé, se confier leurs blessures, chanter en yiddish, se disputer et rire… L’humour de « survivants » et la mélancolie vont s’alterner.

Ce film de Jean-Jacques Zilbermann est une fiction liée à la propre histoire de sa mère et de ses deux amies déportées à Auschwitz, s’appuyant sur leurs témoignages, et des faits réels sur la déportation.

Il a choisi Julie Depardieu pour incarner sa mère qui, comme elle, est à la fois fragile et forte. Il avait eu l’occasion de l’admirer dans le film Un secret, de Claude Miller, où elle parlait yiddish. Pour le casting des deux autres protagonistes, Lili (Johanna Ter Sleege) et Rose (Suzanne Clément), le réalisateur porte son choix sur la nationalité des comédiennes, hollandaise et canadienne, pour coller le plus possible à la réalité.

Ces trois femmes se retrouvent dans les années 60, années de bonheur, colorées et légères, qui contrastent avec la période sombre de leurs vingt ans, reprenant leur vie là où elles les avaient laissées.

Ce dernier long métrage de Zilbermann, A la vie (« Lé ‘Haïm » en hébreu), témoigne de la résurrection de trois amies liées par le passé, et représente un  bel hommage d’un fils à sa mère.

Jean-Yves DEVENDEVILLE pour Cultures-J.com.

A la vie, de Jean-Jacques Zilbermann. En salles le 26 Novembre.

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