20 November 2018
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“Georges Cziffra ressuscité par son élève”, par Myriam HALIMI

Le Pianiste aux 50 doigts, dans lequel Pascal Amoyel rend hommage à Georges Cziffra, son professeur de piano, est un enchantement.

le pianiste aux 50 doigts georges cziffra pascal amoyel theatre ranelagh afficheIl nous narre la rencontre du maître et de l’élève, et évoque la vie palpitante et douloureuse de Cziffa, enfant pauvre des bidonvilles de Hongrie, surnommé “le pianiste aux mains d’or”.

En 1976, la Fondation Cziffra vit le jour pour soutenir de jeunes talents. Elle organise des auditions pour distinguer de jeunes musiciens au talent exceptionnel. La concierge de Pascal Amoyel, qui l’écoutait jouer, enfant, lui conseille de s’y présenter. Ainsi démarre le spectacle. Pascal Amoyel a 13 ans lorsqu’il fait la connaissance du virtuose. Et au fur et à mesure de leurs rendez-vous, c’est un parcours de vie étonnant que l’adolescent va progressivement découvrir, et nous raconter. Georges Cziffra, qui jouait du piano dès l’âge de 5 ans dans les cirques d’Europe Centrale, deviendra un soldat perdu dans les affres de la guerre, un condamné aux travaux forcés pour avoir tenté de fuir la Hongrie, et enfin, avec la grâce de D.ieu, un pianiste de jazz dans des bars sordides de Budapest avant d’accomplir enfin sa destinée de concertiste.

Petit à petit, sur scène, Pascal et Georges fusionnent pour devenir, l’espace de quelques instants, un seul et même homme…

Conçu et interprété par Pascal Amoyel, le temps semble suspendu dans ce théâtre magnifique aux boiseries de chêne sculpté, garnissant orchestre et balcons. On se croirait à une soirée du début du 19ème siècle. Une raison de plus pour vous y précipiter !

Le pianiste aux 50 doigts, au théâtre Ranelagh jusqu’au 27 avril. Réservations sur le site du théâtre Ranelagh.

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