Et aussi sur Cultures-J.com

« La route de Beit Zera », le nouveau roman d’Hubert Mingarelli

Tibériade, nord d’Israël. Depuis des années, Stepan Kolirin vit seul, reclu dans une maison près des bois.

sur la route de beit zera hubert mingarelliChaque jour, il écrit à son fils Yankel, qui s’est enfui des années auparavant vers le bout du monde afin d’échapper à la justice.

Depuis, son unique compagnie est sa vieille chienne sans nom et sans âge et, une fois par mois, la visite de son ami Eran Samuelson, pour qui il façonne des cartons. L’occasion pour les deux hommes de se saouler toute la nuit en ressassant de vieux souvenirs, ceux d’une époque où ensemble, ils contrôlaient les arabes entrant dans la ville de Jaffa.

Mais sa quiétude et ses habitudes vont se trouver bouleversées le jour ou arrive Amghar, un jeune arabe de la ville voisine de Beit Zera. Très vite, le garçon va s’attacher au vieil animal, jusqu’à rendre ses visites de plus en plus fréquentes.

Traitant en filigrane du conflit israélo-palestinien, Sur la route de Beit Zera est un récit émouvant et mélancolique sur l’amour paternel, l’amitié, la difficulté de communiquer. Construit autour de chapitres courts – parfois moins d’une page – qui rendent sa lecture rapide, l’ambiance dans laquelle il baigne est à la fois tendre et poétique, le temps s’écoulant au rythme des saisons et des migrations.

La route de Beit Zera, d’Hubert Mingarelli, aux éditions Stock. 162 pages. 16,00€.

Partagez vos impressions

Cet article vous intéresse ? Laissez un commentaire.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.