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Les arts sous l’Occupation : 5/5. La Résistance

La Résistance s’oppose aux interdictions. Elle se décline aussi dans le monde de l’art et du spectacle, la plupart des premiers résistants le payèrent de leur vie. Il s’agit d’un groupe qui se forma au musée de l’Homme.

Il est enfin impossible de parler de cette période sans un mot sur l’Opéra. Il est le premier monument visité par Hitler lors de sa visite de Paris le 23 juin 1940. Sous l’angle de la Résistance, il y eu deux syndicats, le premier pour les machinistes, le second pour les musiciens, l’un ne connaissant pas l’existence de l’autre. Les spectacles devaient avoir lieu, mais il arrivait que les musiciens fassent de la « contrebande musicale » en insérant des morceaux patriotiques dans des ballets imposés.

Le 8 août 1942, en plein ballet des Animaux modèles présenté à l’opéra et chorégraphié par Serge Lifar, maître de ballet immigré russe, antisémite et anticommuniste, les musiciens jouèrent le refrain de non, non vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine. Il n’y eut cependant aucune réaction. Ils enregistrèrent également en secret une centaine de chansons interdites en vu de la Libération.

opera garnier paris 1944
Place de l’Opéra, Paris, été 1944.

Les machinistes, eux, se servaient de leurs laissez-passer pour distribuer des tracts la nuit. Finissant tard et commençant tôt, ces documents leur avaient été donnés en raison des horaires propres à leur métier. Ils firent aussi des faux-papier pour des jeunes fuyant le STO, et parvinrent à délivrer des prisonniers du camp de Drancy.

Mais cette période ne s’arrête pas à la fin de la guerre, qui vit ensuite arriver celle de l’épuration, assez trouble.

Jusqu’à nos jours, l’art et les spectacles durant cette période remplissent notre imaginaire non seulement avec nombre de textes littéraires écrits à l’époque, comme ceux de Paul Eluard à qui on doit Liberté, et aujourd’hui encore étudiés en classe, mais aussi avec des films français et américain sur le sujet tels par exemple La grande vadrouille, Papy fait de la Résistance, Inglorious Bastered ou plus récemment The Monuments Men.

L’Occupation fut une époque extrêmement riche en création et en contraste.

Merci à Sophie MASSON qui a rédigé les 5 parties de ce dossier pour Cultures-J.com.

Merci aux éditions les Arènes, Découvertes Gallimard, Plon et L’Harmattan pour leur contribution à la rédaction de cet article. Vous pouvez retrouver les ouvrages qui ont été utilisés ci-dessous :

– Paroles de l’ombre 2. Poèmes, tracts, journaux, chansons des Français sous l’Occupation, de Jean-Pierre Guéno et Jérôme Pecnard, aux éditions les Arènes. 112 pages. 34,80€. Un livre très visuel et tactile qui permet de comparer écrits de la Résistance et de la Collaboration, et de tenir entre ses mains fac-similés de document de l’époque.
– La vie culturelle dans la France occupée, d’Olivier Barrot et Raymond Chirat, aux éditions Découvertes Gallimard. 160 pages. 15,50€. Permet de par son format compact et pratique d’avoir un résumé complet, illustré et synthétique.
– Et la fête continue, d’Alan Riding, aux éditions Plon. 437 pages. 24,50€. Un ouvrage très complet qui traite des arts et du spectacle durant l’Occupation, tout en les replaçant dans l’Histoire, ce qui permet de mieux comprendre.
– Jazz et société sous l’Occupation, de Gérard Regnier, aux éditions L’Harmattan. 300 pages. 28,00€. Ce livre met en lumière toutes les subtilités des différentes sortes de jazz afin de bien appréhender cette époque à-travers lui.

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