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« Les captives de la vallée de Zion », le nouveau roman de Norman Ginzberg

Voilà Ocean Miller de retour dans Les captives de la vallée de Zion, de Norman Ginzberg.

Accompagné d’une bande hétéroclite, John Faraday lui donne pour mission d’arrêter des mormons polygames. Son équipe s’est en effet agrandie de personnes imposées par Faraday, et en particulier Julia Wibaux qui, non seulement va les accompagner en temps qu’adjointe, mais de plus utilisera – et souvent outrepassera – son statut en n’hésitant pas à prendre la tête des opérations.

Après une période d’entraînement, ils prennent la route pour la vallée de Zion, dans l’Utah.

Si les mormons se révèlent moins dangereux qu’escompté, il s’avère vite que leurs familles déchaînent d’autres convoitises, et qu’Ocean et ses proches ne pourront se contenter de vivre une mission tranquille et sans danger.

Les personnages sont des héros malgré eux, que ce soient pour leurs qualités ou leurs défauts. Ils représentent la loi à leur manière, et si la plupart partagent un même goût pour l’alcool, cela ne les empêche pas de se lancer avec brio dans l’action, et d’en sortir de façon souvent héroïque.

Ocean vit dans le présent mais aussi dans le passé. Il se souvient de ses missions précédentes, de son père qui lui parlait en yiddish, et aussi des rencontres qui marquèrent sa vie. Il essaie de laisser de côté les questions qu’il ne veut pas éclaircir, évitant ainsi de chercher certaines réponses, comme celle de l’identité du meurtrier du père de Tom, son fils adoptif sourd-muet, ou encore l’identité sexuelle de Hank qui le seconde depuis maintenant quelques années.

Seul leur mandat semble donner une légitimité à leur action et les différencier des hors-la-loi, mais au final la recherche du bien et du beau les guide. Il est difficile de ne pas remarquer leur faculté à admirer la nature.

Voici un roman détendant dans un décor grandiose, et qui tranche avec la maladresse des personnages qui pourraient sembler grotesques s’ils n’étaient aussi attachants.

Sophie MASSON pour Cultures-J.com.

Les captives de la vallée de Zion, de Norman Ginzberg, aux éditions Héloïse d’Ormesson. 304 pages. 20,00€.

Si vous désirez aller plus loin :

Omaha, de Norman Ginzberg, aux éditions Héloïse d’Ormesson. 310 pages. 19,00€.

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