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Orlika en concert au café Bialik de Tel Aviv : rencontre et interview

Le 3 avril 2013, le café Bialik de Tel Aviv, qui accueille chaque soir en ses murs  toute la diversité de la scène musicale israélienne, proposait à ses clients un intimiste et émouvant concert en compagnie de la chanteuse Orlika.

Loin des scènes parisorlikaiennes que désormais elle connait bien – l’Olympia, où elle a assuré la première partie d’Enrico Macias, la Comédie des Grands Boulevards, ou encore le théâtre des Blancs Manteaux, elle a offert à un public majoritairement israélien – salle complète, près de cent personnes, un magnifique spectacle d’une heure trente.

De nombreux titres de son répertoire ont été passés en revue, en français et en hébreu – La pendule amoureuse, Tout se mélange, Je m’envole, sans oublier bien sûr Il est trop tard, qu’elle interprète en duo sur son dernier opus avec Georges Moustaki, et actuellement au cœur de son actualité musicale, avec la sortie du single en téléchargement il y a quelques jours.

Pour cette soirée exceptionnelle, Orlika avait choisi de partager la scène pour quelques titres avec son amie, la chanteuse Korin Allal, avec laquelle elle a offert une série de duos et de reprises tout simplement magnifiques ! S’il était évident que les deux artistes débordaient de joie de se retrouver là ensemble, complices dans la musique et complémentaires dans la voix, il ne leur faudra que quelques notes de Ein li eretz a’heret, ou une sublimissime reprise de l’Hymne à l’amour pour émouvoir une audience conquise. Ensemble, ces deux-là sont purement exceptionnelles ! Un show bluffant et d’une rare émotion offert par des artistes simples, touchants, puissants.

Dans le cadre de la sortie en téléchargement du single Il est trop tard, Orlika a accepté de répondre à quelques questions pour Cultures-J.com, quelques minutes après être sortie de scène. Moments privilégiés.

Cultures-J.com : Orlika bonsoir, et tout d’abord merci de nous accorder un peu de temps pour cette interview. Comment te sens-tu après avoir offert au public de Tel Aviv un tel concert ?
Orlika : Je ressens une envie de remonter sur scène tout de suite.

C-J.com : En comparaison avec le public français, le public israélien est-il plus difficile à contenter ?
Orlika : Je ne pense pas. Ils étaient très attentifs et ont chanté en chœur avec enthousiasme. Ce lieu si intime recentre encore plus sur l’essentiel, je ne suis pas certaine qu’il s’agisse de la nationalité du public, mais de la sensibilité de chacun.

C-J.com : Ce soir, ici au café Bialik de Tel Aviv, tu as choisi de partager la scène avec la chanteuse Korin Allal, qui a elle-aussi repris dans les années 70 des grands classiques français, de Piaf ou de Brassens par exemple. Pourquoi ce choix ?
Orlika : Nous avons, dès le début de notre rencontre, mêlé nos horizons musicaux, ce sont aussi toutes nos différences qui font notre unité. Korin Allal a fait connaitre au public israélien de nombreuses chansons françaises en les adaptant avec Ehud Manor. Elle a également composé des chansons qui font partie du patrimoine musical israélien et qui m’ont bercée. C’est un grand privilège d’être sur scène avec elle.

C-J.com : Parlons à présent de cet événement qu’est la sortie du single Il est trop tard. Peux-tu nous dire comment est venue l’idée de cette reprise ? Pourquoi ce titre-là, et pas un autre ?
Orlika : Nous avions décidé de chanter une de ses chansons, et je suis donc allée écouter Georges Moustaki au Petit Journal Montparnasse en notant les titres de celles que j’aimais. La liste était trop longue… J’ai du en garder trois et Il est trop tard est arrivée très tôt.

C-J.com : On le sait, Georges Moustaki se fait malheureusement de plus en plus rare. Comment s’est passée ta rencontre avec lui ? Quel genre d’homme as-tu rencontré ?
Orlika : C’est incroyable, je n’aurais pas pu imaginer que nous chanterions ensemble. Georges est d’une générosité et d’une simplicité déconcertantes. Moi qui chantais Milord en imitant Piaf lorsque j’étais petite, et qui suis « la » métèque, je suis profondément touchée par notre rencontre et par ce cadeau qu’est notre duo en français et en hébreu.

C-J.com : Quel est le calendrier de tes concerts pour les mois à venir ? Le public parisien aura-t-il la chance de t’applaudir prochainement ?
Orlika : Dès que les dates françaises se précisent je vous les enverrai. En attendant travaillez les chœurs !

C-J.com : Une nouvelle fois, merci de nous avoir consacré un peu de ton temps. Il ne nous reste plus qu’à te souhaiter beaucoup de succès avec ce nouveau single.
Orlika : Merci infiniment à vous.

Propos recueilli à Tel Aviv  le 3 avril 2013.

Il est trop tard, Orlika et Georges Moustaki, à télécharger en MP3.

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