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« Une nuit, Markovitch », le premier roman d’Ayelet Gundar Goshen

Dans ce premier roman, Ayelet Gundar Goshen nous entraîne dans un village Juif de Palestine.

une-nuit-markovitch-ayelet-gundar-goshenA ce moment-là, en Europe, la Seconde Guerre Mondiale fait rage. Peu à peu apparaissent les protagonistes de l’histoire.

Entre histoires de cœur et exploits militaires, le roman oscille. Les deux sont souvent liés. Les personnages sont jeunes, et vieilliront durant le roman. Le lecteur suivra ainsi leurs joies et leurs peine, et traversera avec eux des moments intenses et quotidien plus gris.

Une nuit, Markovitch s’articule autour de deux amis que tout oppose : Zeev Feinberg et Yaacov Marcovitch. Autant l’un attire l’œil et séduit, autant l’autre est invisible.

Cette différence a en fait permis à Markovitch de sauver Feinberg. Cependant, ils durent, pour assurer le salut de Zeev, faire partie d’une expédition en Europe, alors en guerre. Le voyage est organisé par l’Organisation. Celle-ci, au départ, veille à la sécurité des Juifs en Palestine. Le but de l’expédition est cependant de permettre le sauvetage de vingt jeunes juives grâce à leur mariage avec les vingt hommes que transporte le bateau. Ces mariages permettent aux jeunes femmes de quitter l’Europe à la suite de leurs nouveaux maris pour la Palestine. Là, une fois à l’abri, leur divorce est prévu.

Mais voilà que Marcovitch, marié avec la plus belle femme qu’il n’ait jamais vue, refuse de divorcer. De là découleront diverses situations, chacun évoluera selon son caractère et ses contraintes. Ce qui n’empêchera en rien la vie de s’écouler.

L’intrigue avance avec dynamisme et les personnages sont bien étudiés. À partir de ce lieu central, proche de la mer, l’auteure romance aussi la Guerre d’Indépendance ainsi que la chasse aux nazis. Si la plupart du temps les dénouements sont heureux, certains personnages ont une vie, ou parfois une fin, tragique. Le texte est poétique, et les odeurs, très présentes, n’y sont pas étrangères.

Sophie MASSON pour Cultures-J.com.

Une nuit, Markovitch, d’Ayelet Gundar Goshen, aux éditions Presses de la Cité. 480 pages. 23,00€.

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