16 September 2019
Et aussi sur Cultures-J.com

3/3. Glamour et iconiques, trois dames de cœur : Jackie, Grace et Marilyn.

Troisième et dernière partie de notre dossier « Glamour et iconiques, trois dames de coeur » : la magnifique exposition Grace de Monaco, princesse en Dior, présentée au Musée Christian Dior de Granville jusqu’au 17 novembre 2019. Au travers de quelques quatre-vingt dix tenues portées par la princesse Grace de 1956 à sa disparition en septembre 1982, et exceptionnellement prêtées par le Palais Princier, qui conserve l’intégralité de la garde-robe de la princesse, Grace de Monaco, princesse en Dior, revient sur les liens étroits qui unissaient la princesse Grace à la Maison parisienne.

Présentée dans le cadre enchanteur de la villa des Humbes, la maison d’enfance de Christian Dior à Granville, cette exposition marque le 90ème anniversaire de la naissance de Grace Kelly, star incontestée d’Hollywood, muse d’Alfred Hitchcock, devenue princesse de Monaco par son mariage avec le prince Rainier III.

Très tôt séduite par les créations de la Maison parisienne, qui signe déjà en 1956 sa robe de fiançailles lors de la réception au Waldorf-Astoria de New York, Grace s’éloigne peu à peu des couturiers et stylistes américains tels Oleg Cassini, couturier de Jackie Kennedy, James Galanos ou encore Helen Rose, costumière des studios MGM qui lui offriront, conformément à la tradition, sa robe de mariée.

Un intérêt qui se développera plus encore en raison de ses liens d’amitié avec Marc Bohan, directeur artistique de Christian Dior à partir de 1960. Ce dernier contribuera grandement à « transformer » l’icône hollywoodienne en souveraine, instaurant dès le début de leur « collaboration » une frontière entre vie privée et vie publique : tenues simples, légères et décontractées pour la vie de famille, sophistiquées pour les tenues d’apparat et les sorties officielles. Une collaboration qui fera de Grace de Monaco l’une des femmes les plus élégantes de la planète. Des Galas de la Rose au Grand Prix de Monaco, des bals de la Croix-Rouge aux réceptions à l’Opéra de la principauté, en représentation, Grace accordait le plus grand soin à ses tenues.

« Elle n’était ni narcissique ni spécialement éprise de mode, mais veillait à chaque détail d’une image qu’elle souhaitait fidèle à sa mission ».

Marc Bohan.

Pour Marc Bohan, la princesse Grace était la cliente idéale : emblématique et fidèle. Bien qu’elle n’assistait pas aux défilés parisiens, elle avait pour habitude de choisir ses tenues d’après des croquis et des échantillons de tissus que la Maison Dior lui faisait parvenir, ne demandant jamais de création spéciale et achetant de manière très raisonnable.

Fort de cette amitié, Grace accepte d’être la marraine de la toute nouvelle griffe Baby Dior, qu’elle inaugure le 17 novembre 1967 avenue Montaigne, vêtue d’un tailleur San Francisco de la collection automne/hiver 1965, d’ailleurs présenté dans le parcours de l’exposition, dans la section intitulée Grace, marraine de Baby Dior.

Composée de treize thématiques réparties sur les trois niveaux de la demeure – Robes de bal, Grace et les parfums Dior, Plumes et fleurs… -, l’exposition présente également des correspondances, photographies, couvertures de magazines, images d’archives au cours desquels la princesse Grace porte certaines des tenues exposées, comme la robe-chemisier, inspirée des années 30, l’une de ses tenues préférées dans les années 70, mais aussi des flacons de parfums au monogramme de la famille Grimaldi…

Une très belle exposition qui ravira à la fois les aficionado de Christian Dior, mais aussi et surtout les admirateurs de l’une des légendes d’Hollywood, devenue princesse de Monaco un jour de printemps 1956…

Grace de Monaco, princesse en Dior, jusqu’au 17 novembre 2019 au Musée Christian Dior de Granville.

Pour découvrir une sélection de photos de cette exposition, suivez Cultures-J sur Instagram.

Si vous désirez aller plus loin :

Grace de Monaco, princesse en Dior, le catalogue de l’exposition, aux éditions Rizzoli. 152 pages. 35,00€.
Grace Kelly, de Stéphane Bern aux éditions Albin Michel. 141 pages. 10,00€.
Grace de Monaco, la glace et le feu, de Elizabeth Gouslan, aux éditions Grasset. 336 pages. 19,90€.

Partagez vos impressions

Cet article vous intéresse ? Laissez un commentaire.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.