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« Diane Arbus » au Jeu de Paume : focus sur la photographe de l’étrange et de l’atypique

Du 18 octobre 2011 au 5 février 2012, le musée du Jeu de Paume à Paris présente une grande exposition rassemblant quelque deux-cents photographies de l’artiste américaine Diane Arbus.

Fascinée par les personnages hors-normes — nains, géants, handicapés mentaux, transformistes, cracheurs de feu… —, Diane Arbus s’est imposée en une quinzaine d’années en s’inscrivant dans un style « docu-urbain », initié dans les années 30 par Walker Evans.

Née le 14 mars 1923, Diane Nemerov, fille d’immigrés russes, est issue d’une famille de la bourgeoisie new-yorkaise. A l’âge de dix-huit ans, elle épouse Allan Arbus, et tous deux se lancent dans la photographie de mode dans les années 40, travaillant entre autres pour Harper’s Bazaar. Mais ce n’est qu’en 1956 qu’elle opèrera un tournant radical dans son œuvre suite à sa rencontre avec Lisette Model, artiste renommée de la « street photography » américaine. Trois ans plus tard, elle réalise son premier reportage sur New York la nuit, et se rends dans des asiles de nuit, des morgues, des hôtels miteux…

Tandis que se mettent en place dans tous les États-Unis des mouvements de contestation et de valorisation des minorités, elle sera une des premières à prendre pour sujets les exclus et les marginaux d’une société américaine en pleine mutation. Considérée par beaucoup comme dérangeante, voire perverse, son œuvre est cependant un témoignage capital de cette période.

Le 26 juillet 1971, après avoir avalé une importante quantité de barbituriques et s’être tailladé les veines, elle est retrouvée morte dans la baignoire de son appartement new-yorkais.

En hommage, 250.000 personnes se rendront au MoMA l’année suivante pour visiter la grande rétrospective organisée pour commémorer ce triste événement.

En 2006, le réalisateur Steven Schainberg porte sa vie à l’écran dans le long-métrage intitulé FUR, un portrait imaginaire de Diane Arbus, Nicole Kidman incarnant le rôle de la célèbre photographe.

Diane Arbus, jusqu’au 5 février 2012 au Musée du Jeu de Paume.

Si vous désirez aller plus loin :

Diane Arbus, le catalogue de l’exposition, aux éditions La Martinière. 96 pages. 32,00€.
Diane Arbus, une biographie, de Violaine Binet, aux éditions Grasset. 288 pages. 19,20€.
Fur : un portrait imaginaire de Diane arbus, de Steven Shainberg. DVD. 117 minutes.

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