Ad

« Et il y eut un matin », le dernier long-métrage du réalisateur israélien Eran Kolirin

Ad

Eran Kolirin, réalisateur du célèbre film La Visite de la Fanfare revient avec Et il y eut un matin, sélectionné au Festival de Cannes 2020. La Visite de la Fanfare avait séduit le monde entier, adapté en comédie musicale, multi-récompensé…

Sélectionné en 2020 dans la catégorie Un Certain Regard au Festival de Cannes, Et il y eut un matin,adapté du roman Let It Be Morning, de l’auteur palestinien Sayed Kashua, était projeté au Festival du cinéma Israélien de Paris en 2021.

Sami, israélien d’origine palestinienne, est un comptable qui a réussi, vit et travaille à Jérusalem. Après s’être rendu au mariage de son frère avec sa femme Mira et son fils dans le village de son enfance, non loin de Jérusalem, il se retrouve dans l’impossibilité de rentrer chez lui. La route est bloquée pendant la nuit par des soldats israéliens, et personne ne sait quand le passage sera de nouveau possible.

Sami passe alors par toutes les réactions. Il cherche à fuir, puis peu à peu prend conscience de la situation dans laquelle lui, sa famille, le village se trouvent.

Sa rencontre avec Abed, un chauffeur de taxi local — joué par l’excellent Ehab Salami — qui tente de renouer avec sa fiancée lui offre une bouffée d’oxygène. Tous deux essaient de faire face à la situation et, un peu perdus, se découvrent des points communs.

Les conditions de vie des habitants se détériorent : l’électricité est coupée, les denrées se font rare. Lorsque Sami souhaite protester contre le barrage, un comité municipal composé de voyous le menace. Il décide alors d’agir.

Mais chaque jour, la construction du mur qui sépare Israël des Territoires progresse.

Sur un ton mi-humoristique mi-amer, Eran Kolirin sait filmer les situations difficiles en leur insufflant beaucoup d’humanité. Perdus, résignés, un peu comme dans La Visite de la Fanfare, les hommes et les femmes d’ Et il y eut un matin cherchent une issue pour trouver un sens à leur vie.

La présence du soldat israélien, seul au barrage et qui ne sait pas manier son arme, rappelle l’absurdité de la situation vécue par les jeunes militaires dans Fox-Trot, de Samuel Maoz.

À la fois triste, désespéré, mais plein d’espoir, Let it be morning a triomphé aux Ophir Awards remportant sept prix, dont ceux du Meilleur réalisateur et du Meilleur scénario pour Eran Kolirin, ainsi que ceux du Meilleur acteur et de la Meilleure actrice, respectivement, pour les co-stars palestiniennes Alex Bakri et Juna Suleiman, déjà vue entre autres dans Omar. Ehab Elias Salami a quant à lui remporté le prix du Meilleur second rôle.

Et il y eut un matin, d’Eran Kolirin, prévu en salle le 13 avril 2022.

Pour plus de cinéma israélien, consultez également le site Falafel Cinéma, administré par notre contributrice Yaël Yermia.

Partagez vos impressions

Cet article vous intéresse ? Laissez un commentaire.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.