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« Gisèle Halimi, une farouche liberté », sur les planches du théâtre La Scala

La comédienne Ariane Ascaride, avec Philippine Pierre-Brossolette, son double en plus jeune, incarnent sur scène la grande avocate de la cause des femmes : Gisèle Halimi.

Un spectacle tiré de l’ouvrage constitué d’entretiens avec la journaliste Annick Cojean, Une farouche liberté.

Le nom de Gisèle Halimi fait de suite référence à ses luttes pour la justice, tout d’abord dans son propre pays d’origine, la Tunisie, puis l’Algérie et enfin la France. Aiguisée par la forte volonté de rendre justice à tout prix, Gisèle Halimi a très tôt revendiqué une liberté et une égalité pour les femmes.

De par l’éducation machiste qu’elle a reçue, la parole de la petite fille, puis de la femme, n’est pas entendue, surtout par sa mère, Fritna. Selon le contexte de l’époque, celle-ci a toujours marqué une préférence constante envers ses fils et n’a jamais apporté de tendresse et d’affection à sa fille Gisèle.

La révolte a éclaté très tôt chez elle, ce qui la poussera à entreprendre des études de droit à Paris dans les années quatre-vingt, puis à défendre la cause des nationalistes algériens.

Gisèle Halimi poursuit son inlassable combat politique pour la justice et le droit, et raconte son engagement, notamment féministe, pour le droit à l’avortement, la lutte pour la reconnaissance de la qualification de viol lors de procès retentissants, comme  ceux de Bobigny où d’Aix-en-Provence…

La metteur en scène Lena Paugam s’est plongée dans les ouvrages de Gisèle Halimi, dont Le lait de l’oranger, Une embellie perdue, Fritna, La cause des femme…, et a écouté des centaines de documentaires, d’interviews et d’émissions pour raconter le parcours de cette grande figure du féminisme, qui a marqué son époque.

Elle a été précurseur de tous les combats féministes à l’instar de Simone de Beauvoir, sa complice dont elle empruntera l’expression « on ne nait pas femme, on le devient« , et de Simone Veil, avec qui elle mènera l’âpre combat pour le droit à l’avortement.

Passionnée, engagée, d’une détermination sans failles avec parfois des choix qui peuvent être excessifs – notamment ses positions envers la politique au Moyen Orient -, Gisèle Halimi deviendra progressivement la figure médiatique célébrée que l’on connait aujourd’hui.

Une farouche liberté propulse le public dans l’extraordinaire oralité de Gisèle Halimi, conteuse formidable de sa propre vie. La narration à deux voix, de deux époques différentes, apporte un souffle puissant et permet l’expression de la passion et de l’engagement de cette femme « boule d’ indignation qui force le respect et l‘admiration« .

Gisèle Halimi. Une farouche liberté, actuellement au théâtre La Scala.

Si vous désirez aller plus loin :

Une farouche liberté, entretiens entre Gisèle Halimi et Annick Cojean, aux éditions Livre de Poche. 168 pages. 7.20€.
La cause des femmes, de Gisèle Halimi, aux éditions Folio. 304 pages. 9.90€.

Et pour la jeunesse :

Gisèle Halimi, une jeunesse tunisienne, de Sylvain Dorange et Daniele Masse, aux éditions Delcourt. 136 pages. 17.95€.
Une farouche liberté. Gisèle Halimi, la cause des femmes, aux éditions Steinkis. 137 pages. 22.00€.

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