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« Invincible », de Laura Hillenbrand : Une histoire de survie et de rédemption

L’histoire racontée dans Invincible, de Laura Hillenbrand et dans le film du même nom d’Angelina Jolie, ne peut laisser indifférent.

Le livre, tout comme le film, sont de ceux qui ne s’oublient pas, le second étant un résumé du premier, en images.

Basé sur l’histoire vraie de de Louis Zamperini, bambin indomptable et enfant délinquant qui s’en sort grâce à son frère, qui lui apprend à se dépasser dans le sport.

Il court même aux Jeux Olympiques de Berlin de 1936 et se prépare pour ceux de Tokyo. Mais entre-temps la guerre éclate, ces derniers sont annulés et Louis est mobilisé. Il combat dans l’aviation.

Suite à un accident, Louie et Phil, le pilote, survivent quarante-sept jours dans des conditions précaires, à dériver dans un canoë de secours, entourés de requins. Au bout de ce périple ils sont d’une certaine manière « sauvés » par les japonais, et deviennent prisonniers. Leurs conditions de détentions sont épouvantables : la faim, la soif, le froid, ils affrontent blessures et maladies, et subissent brutalités et humiliations.

Laura Hillenbrand, l’auteure, explique l’état d’esprit des japonais, qui se considèrent appartenant à une race supérieure. Leurs prisonniers occidentaux non seulement viennent donc d’une race inférieure, mais en plus le statut de prisonnier constitue pour eux une déchéance.

À partir de là, tout est mis en œuvre pour déshumaniser ces prisonniers, et leur prendre ce qui constitue leur dignité.

Dans Invincible, les différentes descriptions des prisonniers dans les camps, puis après la libération, montrent une expérience traumatisante, la difficulté de vivre de retour chez soi, de sortir non seulement physiquement mais psychologiquement d’un camp.

Non seulement l’histoire de Louis Zamperini est hors du commun, mais cet ouvrage et son adaptation cinématographique se complètent parfaitement. L’un comme l’autre sont rudes, mais pleins d’espérance.

Invincible, de Laura Hillenbrand, aux éditions Presses de la Cité. 571 pages. 22,00€.

Si vous désirez aller plus loin :

La Suisse face aux Jeux Olympiques de 1936, de Christian Favre, aux éditions Academic Press. 243 pages. 23,00€.
Les Jeux défigurés : Berlin 1936, de Jean-Michel Blaizeau, aux éditions Les Indes savantes. 295 pages. 36,00€.

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