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La mode des années 50 s’expose au Palais Galliera – Musée de la Mode

Un an après sa réouverture, le très beau Palais Galliera – Musée de la mode présente jusqu’au 2 novembre sa nouvelle exposition Les années 50. La mode en France 1947-1957.

Composée comme si l’on feuilletait les pages d’un magazine, la scénographie de cette très belle exposition propose d’accompagner les élégantes de l’époque, tel un livre s’ouvrant sur chaque moment de la journée, chacun ayant bien sûr sa propre tenue : du tailleur de jour aux majestueuses robes du soir – souvenir des robes à paniers du 18ème dans lesquels les créateurs laissent libre cours à leur fantaisie -, en passant par les tenues de cocktails, sorte de synthèse aujourd’hui définitivement disparues.

Sitôt passées les portes du Salon d’Honneur, une sélection de Unes du magazine Paris Match accueille le visiteur. Audrey Hepburn, Grace Kelly, Brigitte Bardot ou encore Elizabeth Taylor s’y côtoient et donnent le la de l’exposition.

Cette décennie 1947-1957 est, avec les années 30, celle où la mode féminine sera la plus aboutie, et n’aura plus jamais d’équivalence. Les maisons de haute couture ouvrent les unes après les autres – nombre d’entre-elles ne survivront malheureusement pas, passant de soixante à moins de dix en quelques décennies –, et offrent, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, luxe et élégance aux femmes les plus aisées.

Les corsets réapparaissent, les robes contiennent plusieurs dizaines de mètres de tissu, Balenciaga, Givenchy, Cardin et Chanel, qui signe à l’époque son grand retour, rivalisent avec Christian Dior, représentant à lui seul près de 50% de l’exportation de haute-couture française.

Paris illumine le monde par sa mode, qualifiée de New Look outre-Atlantique.

Du manteau en faille de soie à la robe Rue des ciseaux en crêpe de laine et satin noir portée par Anne Vernon dans le film Rue de l’Estrapade, créations toutes deux signées Jacques Heim, ami d’artistes comme Sonia Delaunay ou Dora Maar – qui dessinera le logo de la maison Heim -, en passant par le très élégant tailleur de jour en lainage alpaga Esperanto griffé Carven ou la robe d’été Hermeselle d’Hermès, toutes sont accompagnées de nombreux accessoires : chapeaux Jeanne Blanchot et leurs épingles, escarpins Perrugia, bijoux Roger Scemama, gants Le Grand, éventails… Le tout mis en valeur sous vitrines, au même titre que d’anciens patrons-modèles du Petit écho de la mode ou des magazines Vogue ou Life de 1947…

Des clichés gélatino-argentiques et des mini-films de l’INA parachèvent ce très beau flash-back qui ne saurait toutefois être complet sans faire la lumière sur la « face cachée » de cette class à la française. Guêpière, gaine, ceinture de hanches, balconnets, panti, collants, bas, combinaisons rappellent en effet à quel point cette beauté était aussi… contraignante.

Les années 50. La mode en France. 1947-1957, au Palais Galliera – Musée de la Mode jusqu’au 2 novembre 2014.

Si vous désirez aller plus loin :

Système de la mode, de Roland Barthes, aux éditions Points. 384 pages. 9,80€.
Les plus grands créateurs de mode, de Coco Chanel à Jean-Paul Gaultier, de Noël Palomo-Lovinski, aux éditions Eyrolles. 192 pages. 29,90€.
Tout sur la mode : panorama des chefs-d’oeuvre et des techniques, de Marnie Fogg, aux éditions Flammarion. 576 pages. 32,00€.

Et pour la jeunesse :

Comment dessiner la mode et ses styles, de Hilary Lovell, aux éditions Dessain et Tolra. 128 pages. 11,90€.
Histoire de la mode, aux éditions Usborne. 111 pages. 12,95€.

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