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« Ma cantate à Barbara », l’hommage d’Anne Peko à la Dame en noir…

Lorsqu’Anne Peko arrive sur scène, sur les premières notes de Sans bagages, ce n’est pas en noir comme on serait en droit de l’attendre, mais dans une lumineuse robe de velours rouge, délicieux contraste avec l’obscurité du décor, minimaliste et épuré. Un guéridon, une valise et des accessoires de correspondance…

Pour l’accompagner, un piano, un violon et une mandoline. Et c’est parti pour un voyage d’une heure trente, en une vingtaine de chansons, de Gare de Lyon à Göttingen, en passant par Vienne – magnifique -, Ma plus belle histoire d’amour, Soleil noir ou encore Ce matin-là . Un voyage dans lequel l’artiste nous invite à suivre ses propres pas, étroitement liés à ceux de la Dame en Noir, comme elle l’explique volontiers.

« Je me souviens, petite fille, de Barbara, qui venait chanter dans un cabaret, Le Refuge, à Abidjan, ma ville natale. C’est en lisant « Il était un piano noir » que j’ai réalisé l’importance de son vécu dans cette ville où j’ai passé mes quinze premières années. » Anne Peko

Une Afrique équatoriale que Barbara connaît donc elle aussi, puisqu’elle y passera six mois, éprise d’un diplomate en mission, avant d’y retourner, en quelques sortes, en 1970 avec la pièce de théâtre Madame, dans laquelle elle campe le rôle d’une tenancière de maison close huppée, Le Sphinx. Écrite par Rémo Forlani à la demande de Barbara elle-même, elle en signe l’intégralité des musiques. Malgré cela, Madame se révèlera être un échec retentissant qui ne sera jouée qu’à trente-deux reprises, parfois devant seulement une cinquantaine de spectateurs.

L’opportunité pour Anne Peko d’interpréter De jolies putes vraiment, premier titre de la face A du 33 tours du spectacle, sorti en janvier 1970.

Plus de quinze ans après D’Amsterdam à Gottingen, un spectacle créé à Avignon en 2002 dans lequel elle évoquait le souhait que Brel avait d’écrire une comédie musicale pour Barbara et lui, Anne Peko rend donc de nouveau un très bel hommage à l’inoubliable interprète de L’aigle noir.

A noter également que le CD du spectacle, enregistré au théâtre des Variétés en avril dernier, est disponible depuis le 23 novembre.

Après un an de représentations, les applaudissements que recueille Ma cantate à Barbara sont toujours aussi nourris. Et mérités.

Ma cantate à Barbara, actuellement au Théâtre des Variétés.

Si vous désirez aller plus loin :

Ma cantate à Barbara (live au Théâtre des variétés, d’Anne Peko. 18 titres.

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