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« Machu Picchu et les trésors du Pérou » : les civilisations andines s’installent à Paris

Machu Picchu. Synonyme d’aventures et de légendes, à lui seul ce nom stimule notre imaginaire collectif. Et c’est bien à une sorte de rêve éveillé auquel nous convie actuellement la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.

Avec Machu Picchu et les trésors du Pérou, c’est un nouveau coup de maître que signe l’institution américaine World Heritage Exhibitions, spécialisée dans la production d’expositions internationales et déjà organisatrice en 2013 de l’exposition Titanic, ou plus récemment Toutankhamon, les trésors de Pharaon, qui avait accueilli en 2019 plus d’un million de visiteurs.

Au même titre que l’Egypte antique ou l’empire romain, les civilisations précolombiennes font partie des plus anciennes du monde – les seuls de l’hémisphère Sud -, avec des traces remontant à plus de cinq millénaires. Et il fallait bien la plus ambitieuse exposition jamais présentée sur le Pérou pour mettre en lumière une telle histoire.

Réalisée en partenariat avec le Musée Larco de Lima, l’un des établissements culturels les plus prestigieux du Pérou, Machu Picchu et les trésors du Pérou nous emmène à la découverte de 3.000 ans d’histoire jusqu’à la mythique cité andine, à travers près de deux-cents artefacts dont quatre-vingt dix issus de tombes royales. 

Représentations de divinités, coiffes, textes sacrés, textiles, poteries, bijoux, étendard de plumes, masques funéraires, peintures murales, cruches Mochica – qui sortent pour la première fois du Pérou -, vaisselle cérémonielle…

Des pièces rares et d’une beauté exceptionnelle, incluant notamment une sélection de parures en or et en argent – couleurs du soleil et de la lune – considérée comme la plus importante ayant jamais voyagé hors du pays. Rien que ça ! Si pour ces civilisations anciennes, la valeur des métaux précieux résidait essentiellement dans leurs fonctions symboliques et représentatives, il n’en fut malheureusement pas de même pour les conquérants espagnols qui s’empressèrent de les piller, ou pire, de les fondre ! 

Mis en valeur par une scénographie immersive irréprochable, les grands axes thématiques – croyances, cérémonies funéraires, art érotique, sacrifices… – permettent une réelle compréhension de ce que fut l’une des plus prestigieuses civilisations du monde.

Le Machu Picchu – « vieille montagne » en quechua, la langue des Incas -, forteresse de dix hectares construite à plus de 2.400 mètres d’altitude et abandonnée seulement quelques décennies plus tard pour une raison inconnue, fut découverte en 1911 après cinq siècles d’oubli par un explorateur et professeur d’histoire à Yale : Hiram Bingham. 

« Soudain, je me suis retrouvé face aux murs de maisons en ruines construites grâce à un travail de pierres très minutieux […] Les surprises se sont succédé jusqu’à ce que je réalise que j’étais au cœur des ruines les plus merveilleuses jamais trouvées au Pérou. »

Hiram Bingham dans National Geographic, 1913.

Deux ans plus tard, le site allait devenir l’un des plus célèbres au monde grâce à une édition spéciale de 150 pages que lui consacra le magazine National Geographic

Pour couronner cette visite, le World Heritage Exhibitions propose une expérience de réalité virtuelle sensationnelle de réalisme, et pour laquelle l’institution américaine a été la première à recevoir de l’Etat péruvien un accès illimité au site afin de réaliser ces vidéos panoramiques, et permettre au commun des mortels de… s’envoler au-dessus du Machu Picchu, tel un condor.

Vides de tout visiteur, toutes les prises de vue ont été réalisées en pleine pandémie. C’est dire si, au cours de cette expérience inoubliable, le Machu Picchu nous appartient.

Bien plus qu’une simple démarche archéologique, Machu Picchu et les trésors du Pérou est une expérience immersive passionnante au cœur des grandes sociétés précolombiennes – Chavin, Nazca, Mochica et bien sûr Inca qui, en moins d’un siècle, s’étend de la Colombie à l’Argentine sur plus de 5.000 kilomètres – ayant façonné l’histoire des Andes, jusqu’à la disparition brutale et violente des Incas en 1532. 

Afin de préserver le site d’un tourisme de masse, seuls 250.000 visiteurs peuvent désormais être accueillis chaque année au Machu Picchu, soit environ 650 par jour, rendant le lieu encore plus désirable qu’il ne l’était auparavant. Le Machu Picchu est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983.

Vous ne pouvez pas aller au Machu Picchu ? Le Machu Picchu vient à vous !

Machu Picchu et les trésors du Pérou, actuellement et jusqu’en septembre 2022 à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.

Si vous désirez aller plus loin :

Les Incas, d’Alfred Metraux, aux éditions Seuil. 192 pages. 7,80€.
Les oiseaux vont mourir au Pérou, de Romain Gary, aux éditions Gallimard. 277 pages. 7,00€.
Pérou. Sur les traces des fils du Soleil, de Josée Gaudreau, aux éditions Josée Gaudreau. 67 pages. 19,99€.
La fabuleuse découverte de la cité perdue des Incas, d’Hiram Bingham, aux éditions Pygmalion. 320 pages. 21,90€.
Le Pérou avant les Incas, ouvrage collectif aux éditions Flammarion. 224 pages. 45,00€.

Et pour la jeunesse :

De la glace aux pommes de terre, de Satomi Ichikawa, aux éditions Ecole des loisirs. 36 pages. 5,00€.
Les 7 nouvelles Merveilles du monde. Le Machu Picchu, de Marie Malcurat et Claire Delvaux, aux éditions Plein Vent. 64 pages. 6,90€.
Patchou, l’alpaga du Pérou, de Li Lamarre et Odile Santi, aux éditions Courtes et longues. 36 pages. 20,00€.

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