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Rencontre avec Yaël Shoshana Cohen et Gil Landau, du groupe « Lola Marsh »

Version française

Cultures-J : Dans quelques jours va sortir votre nouvel album, Someday, Tomorrow maybe. Pour ce nouvel opus, vous êtes-vous inspirés d’éléments, de l’atmosphère qui ont fait le succès de votre précédent album, Remember Roses, ou pas du tout ?
Yaël Shoshana Cohen:  Les deux sont complémentaires, parce qu’ils contiennent notre énergie. notre couleur, comme cette image dramatique sur la couverture de Remember Roses, avec des hauts et des bas, très dynamique et nostalgique à la fois. La différence entre les deux albums est que, selon moi, dans le premier, nous nous cherchions, et cela a pris de nombreuses années pour l’enregistrer. Parfois, vos goûts changent avec le temps. Quand vous écrivez un album pendant des années, c’est différent. Mais pendant quelques mois c’est plus « cohérent ».
Gil Landau : Ca nous a pris du temps pour savoir ce que l’on voulait ensemble, ce que l’on aimait. Si on vous faisait écouter la toute première chanson que l’on a écrite, vous vous rendriez compte que l’on a exploré de nombreuses pistes, on cherchait ce que l’on aimait quant au son, aux mélodies… Et on peut dire que nous l’avons trouvé dans le premier album. Je pense qu’avec ce second album, la création a été plus facile. Aujourd’hui, pour savoir ce que pense l’autre, on n’a juste qu’à se regarder. Ce n’est même presque pas la peine de se parler.
Yaël Shoshana Cohen : Et quand vous l’écoutez, vous pouvez dire « C’est du Lola Marsh ». C’est vrai que parfois, on écrit des chansons, puis on se regarde, et on a besoin de rien d’autre pour décider que, même si la chanson est bonne, ce n’est pas du Lola Marsh.

C-J : Pour la plupart des artistes, la sortie du deuxième album représente un challenge, particulièrement après le succès d’un premier. Ils sont souvent « sous pression ». Est-ce votre cas ?
G. L. : Ce n’est pas de la pression. Nous voulions réaliser un nouvel album et ne pas attendre cinq nouvelles années pour ça. Mais c’était « fun ». On a appris de nos erreurs mais aussi de nos succès par rapport au premier album. On savait ce qu’on voulait pour celui-là, les choses ont été plus simples.
Y. S. C. : Tout ce qu’on voulait, c’était écrire un bel album, qu’on aimait.

C-J : Vous êtes toujours en tournée, partout en Europe et même aux Etats-Unis, vous enregistrez un nouvel album, vous êtes extrêmement présents sur les réseaux sociaux… Premièrement, qui gère les réseaux sociaux, et deuxièmement, 24 heures par jours sont-elles suffisantes ?
Y. S. C. : Oui, c’est le problème, les journées ne sont pas assez longues. C’est moi-même qui gère les réseaux sociaux depuis longtemps, et je le fais encore, mais à présent avec une équipe. Je pense vraiment que pour un artiste, il est essentiel d’être présent sur les réseaux sociaux, de communiquer avec son public, et même avec son équipe. La plupart du temps, je fais ça moi-même parce que si vous ne parlez pas aux gens personnellement, si vous laissez ça être fait par quelqu’un d’autre, votre public va le ressentir. C’est important pour nous d’avoir notre style, notre signature, de répondre aux gens, ce que je fais personnellement. Et parfois, je les reconnais le soir, pendant le concert, genre « Eh toi, tu m’as écrit aujourd’hui ». C’est une vraie connection. Mais quand on est en tournée, on doit s’occuper de tellement de choses, et c’est très compliqué avec un concert chaque soir, il faut qu’on répète, et il faut qu’on dorme aussi. Alors c’est l’équipe qui s’en occupe, mais je veux avoir un regard sur tout. Comme vous dites, les journées sont trop courtes.
G. L. : On sait que parfois, certains artistes ont des personnes qui s’occupent de ça pour eux. Nous, on a choisi de le faire nous-même, et c’est super.

C-J : Où allez-vous cherché l’inspiration pour vos clips, qui sont tous tellement originaux, dynamiques, esthétiques ?
G. L. : On a longtemps cherché le bon réalisateur pour accompagner notre musique. Il y en a beaucoup, mais tous ne peuvent travailler avec des groupes. Ca a pris du temps avant de trouver le bon, mais on l’a trouvé. Il s’appelle Indy Hait, on a commencé à travaillé avec lui sur Echoes, et dès qu’il a suggéré son idée pour cette chanson, Yaël et moi ont s’est regardé et on a dit : « OK, on y va ! » On avait des tonnes d’idées avant lui, on n’était pas sûrs de ce qu’on voulait, et il est arrivé. On a fait des choses très inhabituelles avec lui, comme danser, jouer au ping-pong, porter des vêtements de joueurs de ping-pong… Il y a beaucoup d’humour dans ce clip, ce qui est bien parce que ça permet un joli contraste avec le côté sérieux de notre musique.
Y. S. C. : On l’a beaucoup aimé parce que, d’une simple idée, il n’a pas seulement réalisé une histoire mais avant tout une performance. Il est comme un « one-man show », il fait tout : réaliser, tourner, monter…

C-J : Vous gérez presque tout dans votre carrière, tous les aspects de votre image et de ce que vous offrez à votre public.
Y. S. C. : Je ne sais pas. On a une très bonne équipe, de bons labels musicaux travaillent avec nous, on n’est pas seuls. Mais pendant des années en effet, on a du tout gérer par nous-mêmes. Ce qui est une excellente façon d’apprendre finalement.
G. L. : C’est notre travail, on se lève avec, on se couche avec, parfois la nuit on ne dot pas à cause de lui, alors oui, c’est notre vie. Notre carrière.

C-J : Dans les tous prochains jours, vous serez en concert à Paris au Trianon, puis de nouveau en mars au Café de la Danse. Que pensez-vous de votre public français ?
Y. S. C. : J’ai toujours l’impression qu’à Paris, tout est si chic, si stylé. J’aime Paris. je rêve d’y habiter un jour. Et la langue est incroyable, j’adorerais apprendre le français.
G. L. : Nos spectacles sont toujours bons à Paris. Chaque lieu dans le monde est important et a ses propres spécificités, New York, Londres, Berlin, Paris… 
Y. S. C. : Et puis vous savez, il y a tellement d’événements chaque soir à Paris, des centaines, et certaines personnes choisissent de venir voir Lola Marsh. Ca signifie quelque chose.  

Propos recueillis à Tel Aviv en janvier 2020.

Lola Marsh sera en concert à Paris le 22 janvier 2020 au Trianon, et le 19 mars 2020 au Café de la Danse.

Version française

Someday Tomorrow Maybe, de Lola Marsh. CD 12 titres.
Remember Roses, de Lola Marsh. CD 13 titres.

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