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« Les amants de l’Exodus », une fresque amoureuse sur fonds d’Histoire…

Ouvrage romantico-historique, Les amants de l’Exodus revient de manière magistrale, le temps d’une petite histoire inscrite au cœur même de la grande, sur l’un des événements majeurs de l’histoire de l’immigration clandestine.

Paris, 16 juillet 1942. Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants sont raflés et conduit vers le Vel d’Hiv. Anna, jeune médecin et maîtresse d’un officier nazi, rentre chez elle et fait la connaissance de David, un Juif blessé venu lui demander de l’aide.

Londres, février 1947. Yoni Altman, survivant des camps nazis et opérateur radio à la BBC, est recruté par Zacharie afin de convoyer 5.000 Juifs vers la Palestine. Le Livre Blanc n’autorisant que 15.000 visas par an, la clandestinité demeure la seule option pour ces rescapés qui ont tout perdu.

Yoni se rend à Baltimore afin de prendre possession du navire qui sera affrété par la Haganah, le President Warfield, un vieux steamer de quatre ponts conçu pour 700 personnes, jadis navire-amiral d’une compagnie de croisières des Grand Lacs, parfaitement inadapté à une traversée de la Méditerranée, et encore moins de l’Atlantique.

Après avoir refait la coque, remplacé les machines et avoir fait face à nombre de péripéties, le President Warfield et son équipage, composé de volontaires américains étudiants en biologie, ancien champion de boxe,  pharmacien et même pasteur, accoste sous très haute surveillance britannique dans le port de Marseille.

Retraçant quasiment heure par heure l’aventure que fut le voyage du Président Warfield, rebaptisé Exodus 47 par le Mossad le 17 juillet 1947, le livre de Ramón Basagana revient avec précision sur cette épopée historique, depuis la prise en charge du navire jusqu’à son retour à Hambourg, en passant par son arraisonnement au large des côtes de Haïfa, la pression des compagnies pétrolières pour interdire son approvisionnement et l’incessant cache-cache avec les autorités portuaires et gouvernementales.

Il aborde également de nombreux aspects humains, l’arrivée des anciens prisonniers en provenance d’Allemagne et les difficiles conditions de vie à bord, l’enthousiasme de fouler bientôt la terre d’Eretz Israël, la grève de la faim et le refus de débarquer à leur retour en France, un événement couvert par 600 reporters et photographes, et un traitement inhumain de ces rescapés qui provoquera l’indignation d’Aragon, de Paul Eluard ou d’Henri Matisse.

Là où les britanniques voulaient faire de l’Exodus le symbole de leur autorité, les Juifs en firent celui de leur résistance. Une aventure qui se soldera quelques mois plus tard par le partage de la Palestine et la réalisation d’un rêve vieux de deux millénaires : la renaissance de l’Etat d’Israël.

Passionnant de la première à la dernière page !

Les amants de l’Exodus, de Ramon Basagana, aux éditions des Nouveaux Auteurs. 520 pages. 19,95€.

Si vous désirez aller plus loin :

L’épopée de l’Exodus, de Jean-Michel Vecchiet, aux éditions Actes Sud. 275 pages. 39,60€.
Exodus, d’Otto Preminger, avec Paul Newman et Eva Marie Saint. DVD.

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