La collection Strauss-Rothschild, première collection juive dans les collections nationales

(extrait de l’article « La collection Strauss-Rothschild, première collection juive dans les collections nationales » publié dans le magazine L’Arche 714)

En 1890, la baronne Nathaniel de Rothschild, fille aînée de James et Betty de Rothschild, fondateurs de la branche française, achète en un seul lot les 149 pièces de la collection judaica d’Isaac Strauss. Quelques mois plus tard, l’ensemble est offert par la baronne à l’Etat français, faisant de la collection Strauss-Rothschild la toute première collection d’art juif à entrer dans les collections nationales.

A l’occasion de ce numéro spécial de L’Arche consacré aux philanthropes français, il était impossible de ne pas revenir sur l’histoire de cette collection et son rôle essentiel dans la fondation de ce qui est aujourd’hui le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme.

Né le 2 juin 1806 à Strasbourg, cadet d’une fratrie de dix enfants, Emmanuel Israël est le fils de Loeb Israël, barbier, et Gutle Raphaël, fille d’un rabbin de Strasbourg. Deux ans plus tard, le 20 juillet 1808, suite au décret de Bayonne les juifs de France n’ayant pas encore de prénom et nom définitifs sont “tenus d’en adopter dans les trois mois” et “d’en faire la déclaration par-devant l’officier de l’état civil de la commune où ils sont domiciliés”. Loeb Israël devient alors Loeb Strauss, tandis que son épouse prend le nom de Caroline Hirschman. Le jeune Emmanuel Loeb quant à lui devient Isaac Strauss.

Lire la suite dans le magazine L’Arche 714.