Sur les traces du patrimoine juif des Pouilles…

(extrait de l’article « Découvrir le patrimoine juif des Pouilles » publié dans le magazine L’Arche 705)

Cet été, si vous cherchez une destination culturelle, historique et pas encore victime du tourisme de masse, optez pour les Pouilles, dans le Sud de l’Italie. Les vols depuis la capitale sont fréquents selon la saison, et explorer les différentes villes et centres d’intérêt peut aisément être fait depuis Bari, capitale de la région. Que ce soit Lecce au Sud, Trani au Nord ou Matera (en Basilicate) à l’Ouest, toutes ces villes se trouvent à moins de deux heures de train de Bari. Le patrimoine juif des Pouilles, méconnu, fait même aujourd’hui l’objet d’un itinéraire à travers une trentaine de villes de la région, suivant le périple du rabbin et voyageur du 12ème siècle Benjamin de Tudèle.

Bereshit : les Juifs de l’Empire romain 

La présence juive en Italie est considérée comme l’une des plus anciennes du continent. De par leurs positions stratégiques entre Méditerranée et Adriatique, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, les côtes italiennes ont vu débarquer de nombreuses vagues de migrations mais aussi de conquérants, des grecs aux byzantins, des romains au normands. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui fondèrent en 1042 le comté de Puglia, “la Pouille” en français.

C’est au 1er siècle que sur ces côtes arrivent les premiers juifs, conséquence de la prise de Jérusalem par les armées de Titus en 70. Avec la grande Ménorah du Temple de Jérusalem, l’empereur ramena de Palestine ceux qui composèrent ainsi les premières communautés juives, tout d’abord à Rome et Naples, et bientôt à Otrante, Oria ou encore Brindisi, évoquée par le rabbin Akiva qui y fit escale.

Agriculteurs, artisans, tanneurs…, sous l’Antiquité on dit que les juifs étaient si nombreux dans la région qu’ils représentaient la majorité des curies. Influents, exemptés d’impôts, la population et les élites ne les voient guère d’un œil favorable, ce qu’attestent des documents liés à l’intervention de l’empereur Flavius Honorius en 398, prouvant une importante présence juive à cette date.

Lire la suite dans le magazine L’Arche 705.

Partagez vos impressions

Cet article vous intéresse ? Laissez un commentaire.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.