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« Ellis Island. Le rêve américain » : un roman graphique entre espoir et désillusion…

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Durant la première moitié du 20ème siècle, Ellis Island a rimé avec « rêve américain ». Sur ce petit îlot artificiel construit à huit-cents mètres de Manhattan transiteront plus de douze millions d’immigrants, fuyant la misère et les persécutions du Vieux continent. 

Signés Philippe Charlot et Miras, les deux volumes d’Ellis Island, le rêve américain replongent le lecteur dans ce que fut pour des millions d’hommes et de femmes, voyageurs de troisième classe, le quotidien fait d’espoir, d’attente et d’incertitude qui pouvaient parfois durer des semaines…

Et pour ouvrir cette « histoire humaine », l’auteur et l’illustrateur ont choisi la journée du 17 avril 1907. Une date importante dans l’histoire d’Ellis Island, correspondant à celle qui vit le plus grand nombre d’immigrés y débarquer : 11.747 exactement. En une seule journée.

Tout comme son camarade de voyage Giuseppe, après deux semaines de traversée Tonio se voit refuser l’entrée en Amérique. Tonio souffre d’un handicap : il porte un pied bot. Avec d’autres compagnons d’infortune, ils vont donc être condamnés à reprendre la route de la Vieille Europe. Un retour à la charge de la compagnie maritime, qui doit de plus régler une amende de cent dollars par voyageur refusé.

« Tu y débarques un italien, un allemand, un irlandais, un juif, un russe et il en sort un américain… »

Le rêve de Tonio se transforme en cauchemar. Et Tonio s’y refuse ! Hors de question pour lui de retourner en Italie. Que dirait-il aux habitants de son village qui se sont cotisés pour lui offrir le voyage, espérant ainsi qu’une fois fortune faite, les dollars de Tonio couleraient à flots sur le petit village de Sicile ?

Bien décidé à tout faire pour franchir les quelques centaines de mètres le séparant de Battery Park, le jeune homme fait la connaissance de Vitto, avocat sicilien peu recommandable qui lui propose de l’aider.

Mais cette précieuse assistance aura un prix, et Tonio va bientôt se voir contraint d’accomplir pour l’avocat véreux des services de moins en moins honnêtes…

Avec un graphisme réaliste et une histoire haletante que l’on dévore, Ellis Island, le rêve américain marque la seconde collaboration du scénariste Philippe Charlot, issu du monde de la musique, et de Miras, dessinateur d’origine polonaise.

A quand le volume 3 ?

Ellis Island. Le rêve américain (coffret 2 tomes), Philippe Charlot et Miras, aux éditions Grand Angle. 122 pages. 29,80€.

Si vous désirez aller plus loin :

Le dernier gardien d’Ellis Island, de Gaëlle Josse, aux éditions J’ai lu. 192 pages. 6,90€.
Ellis Island, de Georges Perec, aux éditions POL. 80 pages. 8,00€.
L’immigration aux Etats-Unis, d’Annie Mariage-Strauss, aux éditions Ellipses. 128 pages. 9,50€.
Histoire des États-Unis, de Bernard Vincent, aux éditions Flammarion. 720 pages. 11,00€.

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