(extrait de l’article « De Nice à New York : les Matisse, histoire d’une famille sous l’Occupation » publié dans le magazine L’Arche 716)

Jusqu’au 26 juillet 2026, le Grand Palais présente l’exposition “Matisse. 1941-1954”, qui s’intéresse plus particulièrement aux dernières années du “père du fauvisme”. L’occasion de nous (re)pencher sur la vie d’Henri Matisse et de sa famille durant l’Occupation allemande, entre patriotisme, pillages et Résistance.
Premières années et vie de famille…
Né au Cateau-Cambrésis en décembre 1869, Henri Matisse arrive à Paris une vingtaine d’années plus tard pour suivre des études d’art à l’Académie Julian. Dans la capitale, au contact d’artistes, de critiques et de marchands, il fait la connaissance d’une fratrie de collectionneurs qui possèderont quelques années plus tard 180 de ses toiles : les Stein. Sarah Stein, sans doute sa plus grande admiratrice, l’incitera même à ouvrir une “Académie Matisse” en 1908.
En 1892, Matisse fait la connaissance de Caroline Joublau avec qui il aura une fille deux ans plus tard, Marguerite. Fille et muse, Marguerite deviendra également l’assistante de son père, prenant soin de son atelier et de ses affaires. Leur collaboration s’arrête en 1923 lorsqu’elle épouse Georges Duthuit, critique d’art et poète.
Après son divorce d’avec Caroline Joublau, quelques années plus tard Henri Matisse épouse en secondes noces Amélie Parayre, avec laquelle il aura deux autres enfants, Jean en 1899 et Pierre l’année suivante. C’est Caroline Joublau que l’on retrouve sur la toile de 1905 “Madame Matisse au chapeau”, portrait pour lequel on dit qu’elle posa plus de cent fois. Véritable scandale au Salon de 1905, il est acheté l’année suivante par Gertrude et Léo Stein. Quatre ans plus tard, Matisse quitte Paris pour s’installer à Nice, sur la Riviera française.
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