Et aussi sur Cultures-J.com

Derniers jours : « Modernités plurielles », 70 ans d’art moderne international à Beaubourg

Avec une collection parmi les trois plus importantes au monde avec celles du MoMA de New York et de la Tate Modern de Londres, et la première en termes de qualité et de pays représentés, le Centre Pompidou conserve plus de 100.000 œuvres d’art moderne.

modernites plurielles centre pompidouD’octobre 2013 à janvier 2015, le cinquième et dernier étage du fameux bâtiment aux tubes colorés situé dans le centre de la capitale est entièrement dévolue à une exposition d’envergure – plus de quarante salles – intitulée Modernités plurielles.

Dans le cadre d’un nouvel accrochage, cet événement majeur s’attache à montrer toute la diversité des mouvements internationaux les plus fameux aux côtés de créations d’artistes négligés ou méconnus, aujourd’hui sortis de l’ombre grâce à cette exposition.

Sept décennies d’histoire de l’art moderne s’offrent donc aux visiteurs qui, le temps d’un parcours chronologique aussi intense que varié composé de quelques mille œuvres de quatre cents artistes provenant de près de cinquante pays, aura l’opportunité de découvrir ou redécouvrir des dizaines de maquettes, sculptures, photographies, films, éléments d’architecture et de design, ainsi que quantité de dessins, fusains, aquarelles, huiles sur toiles…

Du primitivisme de La jeune finlandaise de Sonia Delaunay, mêlant couleurs du fauvisme et lignes expressionnistes, au cubisme de La Liseuse de Picasso, de l’art déco de Chagall avec le magnifique Bella au col blanc, dont le trait n’est pas sans rappeler celui de Tamara de Lempicka, présentée dans la même salle, jusqu’aux modernités américaines, souvent méconnues, en passant par l’art naïf, pour la première fois mis en avant à Paris au début des années 20 par Daniel-Henry Kahnweiler, Modernités plurielles fait également la part belle aux femmes artistes avec une cinquantaine d’entre-elles issues de près de vingt pays, parmi lesquelles Chana Orloff avec le superbe Femme accroupie, Gisèle Freund et ses clichés noir et blanc de Diego Rivera et Frida Kahlo, ou encore Maria Blanchard, Séraphine et Georgia O’Keeffe.

On en ressort certes fatigué, mais pouvoir admirer autant de chefs-d’œuvre réunis en un même lieu suffit à faire oublier tout le reste.

Modernités plurielles, au Centre Pompidou, jusque janvier 2015. Informations sur le site du Centre Pompidou.

Partagez vos impressions

Cet article vous intéresse ? Laissez un commentaire.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.