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« Le policier » : un film-choc signé du réalisateur israélien Nadav Lapid

Une légitime curiosité accompagne la découverte du premier long-métrage du réalisateur Nadav Lapid, sorti en pleine crise sociale en Israël et où il a suscité de vives réactions.

Ouvertement politique, Le Policier présente une société phobique entretenant son mythe dans une peur de l’autre, et secrétant une violence telle qu’elle s’apprête peut-être à dévorer ses enfants.

Surtout, le film frappe par son ambition formelle et la façon dont il reconfigure assez radicalement les conflits qui agitent la société israélienne, de plain-pied dans la représentation.

C’est là peut-être qu’il se révèle explosif, dénonçant moins qu’il n’incite à tout repenser.

Yaron et ses collègues approchent de la trentaine. Ils ont fait leur service militaire ensemble, sont entrés dans la police et sont restés dans la même unité de combat.

Ils ont une intimité d’esprit et de corps très forte. C’est une fraternité, une fidélité où se mêlent force et beauté, mais qui peut vite se transformer en cruauté pour celui qui se trouverait en marge du groupe.

L’épouse de Yaron est enceinte, il va devenir père d’un moment à l’autre. Dans le même temps, un groupuscule de jeunes radicaux révolutionnaires enlève trois richissimes israéliens, et menace de les exécuter pour protester contre l’oppression infligée aujourd’hui par les gens fortunés en Israël.

Les policiers sont alors appelés à sauver les otages.

Le policier, en salles le 28 mars 2012.

Si vous désirez aller plus loin :

Le policier, de Nadav Lapid. DVD. 108 minutes.

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