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Théodore Lévy, ingénieur des Ponts et Chaussées à Sens

Théodore Lévy est né le 13 décembre 1837 à Nancy, et décédé le 20 juin 1914 à Neuilly-sur-Seine.

En 1871, Théodore Lévy est fait Chevalier de la Légion d’Honneur, puis Officier en 1884. Son premier grade dans la Légion d’Honneur fut acquis pour services rendus devant l’ennemi :

« Bien que Freycinet trouvât qu’il y avait ‘trop de personnel’, il ne se contenta pas des inspecteurs des camps.
Par arrêté du 29 novembre, Théodore Lévy, le frère de Maurice Lévy, de l’artillerie départementale, fut attaché à l’Administration de la Guerre et chargé de centraliser tous les services relatifs à l’établissement des camps régionaux. Théodore Lévy était, dit Freycinet, un ingénieur des Ponts et chaussées ‘aussi distingué que dévoué’, et il dirigea, paraît-il son ‘service spécial’ avec ‘beaucoup de sagacité’.
Le 5 janvier 1871, on en fit un Chevalier de la Légion d’Honneur, non pour la ‘sagacité’ dont il fit preuve à l’occasion des camps régionaux, mais pour ‘services rendus devant l’ennemi dans le département de l’Yonne’. Lévy était, il est vrai, ingénieur des Ponts et chaussées à Sens au début de la guerre, et avait fait partie du ‘Comité de défense’ de la ville mais, au moment où l’ennemi fut signalé le 11 novembre, le dit comité de défense déclara purement et simplement  qu’il allait ‘se replier’. Il n’apparait pas que Théodore Lévy ait rendu d’autres services devant l’ennemi. »

Théodore Lévy fut élu délégué du Consistoire de Nancy tandis que son frère Maurice fut élu au même poste, pour le Consistoire d’Alger.

« M. Théodore Lévy, fils de Joseph Lévy de Nancy, et ingénieur des Ponts et Chaussées à Paris, a été élu par 533 suffrages ; son compétiteur, M. Gershom Halphen, n’a obtenu que peu de voix. »

Dans les Archives Israélites de France du 1er septembre 1876 :

« Les travaux pour le nivellement de la Butte-des-Moulins et l’ouverture de l’avenue de l’Opéra sont dirigés par notre coreligionnaire M. Théodore Lévy, qui joint à ses fonctions d’ingénieur des Ponts et Chaussées le titre de membre du Consistoire central des Israélites de France. »

Dans les Archives Israélites de France du 15 décembre 1878 :

« MM. Théodore Lévy et Maurice Lévy, ingénieurs des Ponts et Chaussées à Paris, ont obtenu chacun une médaille à l’occasion de l’Exposition [Universelle NDLR]. »

Et dans les Archives Israélites de France du 6 février 1879 :

« Nous apprenons avec un grand plaisir que notre honorable ami M. Théodore Lévy, membre du Consistoire central pour la circonscription de Nancy, est élevé au grade d’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. »

Pour ceux qui prennent parfois l’autoroute A4 vers Nancy, qu’ils se souviennent que cette route entre Charenton et Saint-Maur était autrefois un canal. En effet, Maurice Lévy, frère de Théodore, était également très connu, et il laissé de nombreux travaux dans la région parisienne, notamment celui-ci, comme l’évoque l’Univers Israélite du 1er juillet 1889 :

« Nous avons mentionné les expériences préliminaires relatives à l’ingénieux système de traction mécanique sur les bateaux, inventé par M. Maurice Lévy, ingénieur en chef, professeur au Collège de France, membre du Consistoire central. Ce système va désormais entrer dans la pratique et sera inauguré prochainement sur les canaux Saint-Maurice et Saint-Maur, près de Paris, en présence du Président de la République. »

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