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Judith Magre, une bien belle « Rose » sur les planches du théâtre de la Pépinière…

Rose est plus qu’un récit, Rose est une histoire. L’histoire d’une vie. Une vie qui débute dans les années 20 dans un shtetl d’Ukraine pour s’achever à l’aube du 21ème siècle sur les côtes de Floride.

Au cours de ces soixante-dix années qui nous sont narrées, Rose nous transporte littéralement à bras le corps à-travers les événements les plus importants du siècle dernier.

De son village d’Europe centrale, elle gagne Varsovie en train, et se retrouve bientôt prisonnière du ghetto. Elle échappe à la déportation, traverse une Allemagne en ruines, et se retrouve au port de Sète d’où elle embarque à bord de l’Exodus 1947 avec des milliers de survivants de la Shoah, direction la Terre promise. Puis ce sera le retour forcé en Allemagne, une rencontre et un mariage qui la mèneront jusqu’en Amérique…

Emprunt de beaucoup d’émotion, de passion, de gravité mais aussi d’humour, Judith Magre campe une Rose profondément touchante, à l’origine interprétée par Olympia Dukakis au National Theater de Londres.

A 83 ans, récompensée par trois Molière, elle signe là une véritable performance pour cette pièce en un acte.

Si le décor est sobre, dépouillé – un banc, une carafe et un verre d’eau, un sac et quelques livres, c’est pour laisser toute sa place au récit. S’il fallait cependant émettre une remarque négative quant à ce spectacle, ce serait peut-être la difficulté pour certains spectateurs de comprendre les rares mots de yiddish éparpillés çà et là au fil du récit. Et encore…

Rose, jusqu’au 18 mars 2012 au théâtre de la Pépinière.

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